2007

Posted in Textes on mai 28, 2009 by sethgrey

Les paons agitent leurs plumes décorées par le mystère sous les yeux de ceux que l’Envie dévore, tels des vers dans un tombeau que la mort n’aurait pas assez souillé. Si les harpies n’enfoncent pas griffes et becs dans les affaires de ceux ci, c’est bien là un miracle, car à dire vrai, très peu survivent et aucun ne résistent à la douleur. Ils se brisent les os dans d’autant de filets nommés tentation, vanité, orgueil, cupidité. Ce sont des porcs qu’on égorge pour le plaisir, des cafards étouffés pour leur découvertes. Des rongeurs affamés par le pouvoir à qui ne restent que les miettes, la peste et le choléra. Les renards ont beau se pâmer de ruse, leurs dépouilles sont fourures et tapis, leur médisance fut rage et morsure, ces mauvaises créatures ont fait leur époque, même eux ne sont plus. Les insectes font le tiers dans le royaume, les roturiers de cette catégorie sont éphémères et de nuit, les autres sont de dégout, leur maison est la Fange. Traîné dans la boue, ce prolétariat de taille est rongé par les clichés de l’ennui, dévoré par les oiseaux de proie. On ne se souvient même pas des exceptions, des survivants, s’ils sont chanceux, ils closent leurs gueules et s’enterrent.

La plume

Posted in Textes on avril 3, 2009 by sethgrey

Dans les mots de Florence, il n’y a que de la violence ; pudiques ou clamés, ses mots à nus tonnent et résonnent, avec suffisamment de conviction et de certitude pour désarmer les inaccessibles sentinelles de l’homme : son armée, sa sensibilité.

La beauté liée à ses tournures est d’une abjecte hérésie. Insolente, hésitante, elle taquine les parcelles de nos corps impatients, réveillant chez eux une mémoire littéraire jusqu’à alors enterrée, profanée, oubliée. Les propos de la poète peuvent bien se complaire dans leurs jardins du bien et du mal où logent la blanche pertinence et la beige vérité fallacieuse ; ils savent susciter un impact si ce n’est un frisson que seule la chair peut crier et éprouver.

Attractifs tranchants, puis doux et magnétiques, ses combinaisons gangréneuses d’épithètes poisons et autres attributs passions sont les marques d’une enfant femme s’étant fait courtisée par la vie, puis abandonnée. À moins que cela n’ait été le contraire. On arrive pas au sommet rhétorique sans avoir défié le destin. Car dans l’encre de Florence, il n’y a que de la persévérance. Les maux pour exister, les mots pour s’enfuir. Et ses évasions sont belles, toujours.

Un peu de vrai entre nous dans ce royaume du faux

Posted in Textes on février 23, 2009 by sethgrey

La ténébreuse réalité commence à déteindre sur l’apparente pureté du jeu autant que les desseins noirs de celui ci, terrés dans les fanges de l’intérêt et de la cupidité, finissent par se répercuter dans le réel. Le vrai de nos relations est quelquepart entre les semblants et les inquiétudes, c’est dans le dénouement et inévitablement lors de la fin que cette opaque vérité éclatera. L’homme est bête. Plus encore qu’un animal. Là au moins on aurait été fixé, là au moins, on n’aurait plus besoin de se tourner autour, trois pas en arrière pour deux pas sur le côté. C’est bête comme jeu.

A Horse With No Name

Posted in Musiques on février 18, 2009 by sethgrey

It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
‘Cause there ain’t no one for to give you no pain

Resolution #1

Posted in Textes on février 13, 2009 by sethgrey

Changement de plan : Plutôt que de changer quelqu’un, se changer soi.

Nate.

Posted in Textes on février 10, 2009 by sethgrey

Peut-être n’ai-je pas réalisé mes rêves assez vite ?
À trop vouloir les accélérer, j’ai pourtant fini par tous les détruire.

Les déserts magnétiques. Part 1.

Posted in Textes on février 9, 2009 by sethgrey

Littoral d’un désert aride aux soleils réparateurs du calme. Les oasis sont des rares précieux, ornements de la survie aux fonctions du miroir. Vous pensez me connaître et c’est un leurre ; moi-même je suis déjà perdu. Les vérités et les absolus, multiples et parfois contradictoires, se tapissent ailleurs que dans les ombres et les lumières : c’est dans le temps et au fin fond du sable qu’ils résident. Aucun fait, ni aucun mot ne voudra de moi en son encre, car aucun ne me mérite et je n’en mérite aucun plus qu’un autre. Je suis Au*éli*n B*n*it T***ni, c’est tout. J’espère que cela suffira, un jour.

Que Sera, Sera

Posted in Textes on février 3, 2009 by sethgrey

[...] La belle illusion n’est plus dans la beauté. Elle est dans l’esprit. La bourgeoisie est d’orateurs, les richesses sont rhétoriques. Or, je suis idiot. Trop attaché à la vie pour mourir pauvre, trop cupide et fier pour vivre sans toucher ce peuple, je fus fait roturier par ma capacité d’adaptabilité. Il y a pire vice que l’hypocrisie et celui-ci est gravé en moi : Pour ma survie, je fus entrainé lunatique.

Sartre Boy.

Posted in Textes on février 3, 2009 by sethgrey

La société a pour seule et paradoxale Insupportable le premier mal de l’Enfer, les autres.

20:43

Posted in Textes on février 1, 2009 by sethgrey

Trahison est seul onguent de l’Amour. De ses vertus contre harmoniques, elle guérit les putrides traces que trainent les plaies de cette infection mielleuse mais cérébrale du mal Amer aux consonances Amour, les indigestes hallucinations de ce poison jouant sur nos affectées émotions. Pilules au nom de Déception et autres amphétamines de « Peur du Nous » sont des illusoires charlatanes car tout pousse le consommateur de ces faux remèdes à revoir ses plaies amoureuses s’embraser en un seul regard dévastateur ou contact interdit avec son détracteur. Si l’homme adverse, éternel égoïste, avait voulu consentir à rendre l’Absolution à l’être quitté, alors il l’aurait trahi et non déçu, dans la bonté infinie de préférer le laisser détruit mais libre, plutôt que fractionné mais encore captif. En amour, comme à la guerre, les fins mauvaises se doivent d’être dignes plutôt que justes, sans rappel et brève bien que cruelle, pour mieux faire tourner la page et cesser la noire politique de la vile manipulation des forts sur les pêcheurs de la naïveté sentimentale. Quitte à blesser pour quitter, autant trahir pour libérer, plutôt que décevoir pour écorcher.